Implants « Les implants sont des racines artificielles sur lesquelles sont fixées des couronnes, des ponts ou des prothèses dentaires complètes. Lorsque le patient est édenté, les prothèses peuvent être fixées aux implants, alors que d'autres sont amovibles. Le dentiste responsable de l'ensemble du traitement et des restaurations fait généralement équipe avec un collègue qui lui, pratiquera la chirurgie nécessaire à la pose des implants dans l'os de la mâchoire. Les étapes du traitement : Le dentiste qui fait les restaurations doit d'abord faire un examen de la bouche pour déterminer si le patient peut recevoir une prothèse sur implants. S'il considère le traitement possible, il enverra le patient consulter le dentiste responsable de la chirurgie. Ce dernier s'assurera que la masse osseuse est suffisante et solide, et que la gencive est saine. Un examen buccal, médical et radiologique minutieux sont donc des préalables incontournables. Par la suite, les dentistes décident ensemble du meilleur emplacement et de la position des implants. Les implants sont généralement des vis en titane, que le chirurgien installe dans l'os des mâchoires. Une fois installé, l'implant se soude peu à peu à l'os, un processus appelé ostéo-intégration. Le temps de guérison varie entre un et plusieurs mois selon, notamment, la qualité de l'os, l'occlusion, c'est-à-dire le contact entre les dents de la mâchoire du haut et du bas, et le type de restauration à faire.
Le dentiste responsable de la restauration fabriquera et installera les prothèses (complètes, ponts ou couronnes) sur les implants. Leur fabrication comprend plusieurs étapes. Toutefois, les restaurations telles que des couronnes et des ponts ressemblent à celles faites sur des dents naturelles et le dentiste adopte une procédure semblable, notamment la prise d'empreintes, la fabrication en laboratoire, la pose et l'ajustement. La pose d'implants constitue généralement une chirurgie mineure. La majorité des patients ayant subi ces traitements décrivent la période postopératoire comme similaire à celle de l'extraction de quelques dents. Lorsque le patient aura ses restaurations finales en bouche, il devra subir des examens de contrôle régulièrement et voir le dentiste au moins une fois par an. Les contre-indications Les principales contre-indications à la pose d'implants sont : 0. Des problèmes de santé particuliers, par exemple un diabète non contrôlé ; 0. Un âge inférieur à 15 ans chez les filles et à 18 ans chez les garçons ; 0. L'impossibilité de fabriquer une restauration avec des implants. Une restauration conventionnelle sera alors indiquée. 0. Le manque de volume osseux pour placer les implants. Enfin, la personne qui opte pour ce traitement doit pouvoir maintenir une bonne hygiène buccale.
Taux de succès et coûts : Le taux de succès des implants dans un os non greffé varie entre 85 % et 99 %, selon le site d'implantation et le type de restauration. Il dépend avant tout d'une bonne planification de la part du dentiste en charge de la restauration et de celui qui fera la chirurgie. La littérature scientifique comporte plusieurs articles sur les taux de succès et sur les techniques de fabrication des divers types de restaurations implanto-portées. Le coût des implants est plus élevé que celui des autres méthodes habituelles pour remplacer des dents. Il varie selon le nombre d'implants requis et le type de restauration. Avant de commencer le traitement, le dentiste doit informer adéquatement son patient à l'avance des coûts et des procédures relatives au traitement. »
Source: http://www.ordredesdentistesduquebec.qc.ca/ Implantologie : environnement technique.
Nous avons toujours comme objectif d’offrir le meilleur service à nos patients. Lors de la réalisation d’actes d’implantologie orale dans notre cabinet nous cherchons à atteindre le niveau maximum de sécurité et d’efficacité pour nos patients. Pour cela nous avons mis en place une organisation et des protocoles qui répondent aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, formulées dans une synthèse en 2008. Nous privilégions le niveau maximum de sécurité avec l’utilisation de dispositifs soit à usage unique soit pouvant être stérilisés. La stérilisation s’effectue à la vapeur d’eau (procédé de référence aujourd’hui), elle nécessite une température de 134°C maintenue pendant 18 minutes. Tous les dispositifs utilisés en chirurgie implantaire dans notre cabinet subissent un cycle de stérilisation anti Prion. Afin de respecter au mieux les contraintes d’asepsie, nous disposons d’une salle d’intervention spécifique à ce type d’intervention qui permet une meilleure planification des interventions et un confort accru d’organisation, 
La préparation du patient avant la chirurgie est essentielle car le risque infectieux est principalement d’origine locale. L’ensemble des traitements d’assainissement de la cavité buccale sont réalisés avant l’intervention lors de séances distinctes. Le protocole de préparation du patient avant une chirurgie implantaire comporte cinq étapes : - la désinfection buccale avec un bain de bouche à base d’iode ou de biguanide ; - l’habillage avec une blouse non stérile, des surchaussures et une charlotte ; - l’installation du patient dans la salle d’intervention ; - l’antisepsie cutanée avec un antiseptique alcoolique ; - le drapage du patient avec des champs de type chirurgical et stérile. Le protocole de préparation du praticien et assistants opératoires avant une chirurgie implantaire comporte quatre étapes : - le port d’une tenue spécifique non stérile comportant une tunique et un pantalon de soins ; - le port de sabots, d’un masque chirurgical, d’une charlotte ou cagoule et de lunettes ou loupes ; - le lavage chirurgical des mains ou le traitement de désinfection chirurgicale par friction ; - le port d’une blouse ou casaque stérile et des gants chirurgicaux. La salle d’intervention est préparée avant l’arrivée du patient. Des champs stériles sont placés sur les plans de travail, sur la table pont et sur tout ce qui pourrait être source de contamination pendant l’intervention. Afin de travailler dans les meilleures conditions d’hygiène et d’asepsie, une ergonomie rigoureuse et parfaite impose une organisation réfléchie et fonctionnelle de l’environnement technique ; les instruments sont placés avec soin dans l’ordre déterminé par le praticien, selon l’ordre opératoire. Pour diminuer les risques de contamination bactérienne, il est important de diminuer le temps d’intervention. La formation et la compétence des différents intervenants est un facteur clé dans la diminution du temps d’intervention. La chirurgie de pose d’implant s’accompagne très souvent de techniques chirurgicales connexes qui peuvent être réalisées soit lors d’une intervention préalable, soit au même moment que la chirurgie de pose d’implant. De nombreuses techniques sont développées actuellement afin d’accroître le volume osseux ou parodontal lorsque ces derniers sont insuffisants pour poser un implant. Des techniques chirurgicales spécifiques existent : la régénération osseuse guidée, l’expansion de crêtes osseuses minces, les techniques utilisant les ostéotomes comme les ostéotomies de Summers, le rehaussement de plancher sinusien avec utilisation d’un matériau de prélèvement osseux intra-oral ou d’un matériau de substitution osseuse et les autogreffes osseuses. Des membres de notre équipe ont acquis une compétence particulière lors de formations spécifiques pour réaliser ces actes de chirurgie.
En revanche, les ostéotomies maxillo-faciales ou les autogreffes osseuses avec prélèvement extra-oral ou prélèvement intra-oral de volume important nécessitent des compétences supplémentaires et un plateau technique plus important. Dans ces cas, nous déléguons ces actes à un chirurgien maxillo-facial qui intervient en clinique dans un bloc opératoire sous anesthésie générale et avec l’assistance d’un anesthésiste. Conditions de réalisation des actes d’implantologie orale : environnement technique Haute Autorité de Santé ; synthèse 2008
Traitement du matériel biomédical et chirurgical Nous privilégions le niveau maximum de sécurité avec l’utilisation de dispositifs soit à usage unique soit pouvant être stérilisés. La procédure de stérilisation nécessite, pour être efficace, des opérations préliminaires que sont le démontage, la pré-désinfection, le rinçage, le nettoyage et le conditionnement. Ces étapes sont impératives. La stérilisation s’effectue à la vapeur d’eau, procédé de référence aujourd’hui, elle nécessite une température de 134°C maintenue pendant 18 minutes. Tous les dispositifs utilisés en chirurgie implantaire dans notre cabinet subissent un cycle de stérilisation anti Prion. Salle d’intervention : organisation et préparation préopératoire La salle d’intervention doit permettre un nettoyage facile, reproductible et une gestuelle respectant les règles d’asepsie. Afin de respecter au mieux les contraintes d’asepsie, nous disposons d’une salle d’intervention spécifique à ce type d’intervention qui permet une meilleure planification des interventions et un confort accru d’organisation, « L’air et l’eau sont également deux paramètres à contrôler pour réaliser des chirurgies implantaires. Différents types d’eau sont donc nécessaires selon les utilisations : - une eau filtrée pour le lavage chirurgical des mains ; - une eau stérile pour l’irrigation chirurgicale ; - des eaux techniques pour les différents appareils : cuves à ultra-sons, autoclaves, machines à laver… ; - une eau potable pour les autres utilisations.
Un traitement spécifique de l’air n’est pas nécessaire pour réaliser des chirurgies implantaires, mais la maîtrise de ces trois paramètres (renouvellement d’air, désinfection des surfaces, circulation des intervenants) permet de contrôler l’air de la salle d’intervention. » Afin de réaliser un nettoyage optimal de la salle d’intervention, le traitement des sols et des surfaces est réalisé après avoir retiré tous les objets non utiles à la chirurgie implantaire. De plus, les matériaux de la salle d’intervention (revêtement de sols, muraux et plans de travail) permettent un nettoyage efficace. Le bionettoyage des sols et surfaces se réalise en une étape avec l’utilisation d’un détergent-désinfectant. Préparation et mise en place des différents acteurs La préparation du patient avant la chirurgie est essentielle car le risque infectieux est principalement d’origine locale. L’ensemble des traitements d’assainissement de la cavité buccale sont réalisés avant l’intervention lors de séances distinctes. Le protocole de préparation d’un patient avant une chirurgie implantaire comporte cinq étapes : - la désinfection buccale avec un bain de bouche à base d’iode ou de biguanide ; - l’habillage avec une blouse non stérile, des surchaussures et une charlotte ; - l’installation du patient dans la salle d’intervention ; - l’antisepsie cutanée avec un antiseptique alcoolique ; - le drapage du patient avec des champs de type chirurgical et stérile. Le protocole de préparation du praticien et assistants opératoires avant une chirurgie implantaire comporte quatre étapes : - le port d’une tenue spécifique non stérile comportant une tunique et un pantalon de soins ; - le port de sabots, d’un masque chirurgical, d’une charlotte ou cagoule et de lunettes ou loupes ; - le lavage chirurgical des mains ou le traitement de désinfection chirurgicale par friction ; - le port d’une blouse ou casaque stérile et des gants chirurgicaux. Intervention - Temps opératoires « La salle d’intervention est préparée avant l’arrivée du patient, mais l’installation du matériel peut se réaliser à l’arrivée du patient pour que le temps durant lequel les dispositifs sont placés hors de leurs conditionnements, même couverts d’un champ, soit le plus court possible. Il est important de réunir dans la salle d’intervention l’ensemble du matériel nécessaire à la chirurgie. Des champs stériles sont placés sur les plans de travail, sur la table pont et sur tout ce qui pourrait être source de contamination pendant l’intervention. Il est important d’isoler un espace stérile dans le voisinage immédiat de la tête du patient. Afin de travailler dans les meilleures conditions d’hygiène et d’asepsie, une ergonomie rigoureuse et parfaite impose une organisation réfléchie et fonctionnelle de l’environnement technique ; les instruments auront été placés avec soin dans l’ordre déterminé par le praticien, selon l’ordre opératoire. L’ensemble des champs et emballages stériles ne seront enlevés qu’au début de l’intervention après installation du patient afin d’éviter tout contact septique. Pour diminuer les risques de contamination bactérienne, il apparaît important de diminuer le temps d’intervention ; par conséquent, tendre vers la perfection en gestuelle et en organisation aide à mener au mieux l’intervention chirurgicale, dans des conditions optimales d’hygiène et d’asepsie. La formation et la compétence des différents intervenants est un facteur clé dans la diminution du temps d’intervention. Procédures postopératoires L’intervention terminée, le praticien et les assistants doivent réaliser : - le nettoyage de la salle d’intervention, - le traitement du matériel chirurgical, biomédical et des déchets, - mettre en oeuvre l’ensemble des procédures de traçabilité. Techniques chirurgicales spécifiques La chirurgie de pose d’implant s’accompagne très souvent de techniques chirurgicales connexes qui peuvent être réalisées soit lors d’une intervention préalable, soit au même moment que la chirurgie de pose d’implant. De nombreuses techniques sont développées actuellement afin d’accroître le volume osseux ou parodontal lorsque ces derniers sont insuffisants pour poser un implant. Les membres du groupe de travail insistent sur la nécessité d’une compétence particulière pour réaliser ces actes de chirurgie. Ces actes requièrent des formations spécifiques et une gestuelle élaborée. Les techniques chirurgicales spécifiques décrites sont : la régénération osseuse guidée, l’expansion des crêtes minces, les techniques utilisant les ostéotomes, le rehaussement du plancher sinusien, l’autogreffe osseuse, la distraction osseuse, la latéralisation du nerf alvéolaire inférieur. Les techniques de régénération osseuse guidée sont fréquemment employées et ne nécessitent pas d’adaptation particulière au plateau technique décrit. L’expansion de crêtes osseuses, les techniques utilisant les ostéotomes comme les ostéotomies de Summers, le rehaussement de plancher sinusien avec utilisation d’un matériau de prélèvement osseux intra-oral ou d’un matériau de substitution osseuse et les autogreffes osseuse peuvent se réaliser dans des salles d’intervention spécifiques ou adaptées ou au sein du bloc opératoire. Le praticien adaptera son environnement technique en fonction du type d’anesthésie, de la durée d’intervention et du site de prélèvement. En revanche, les ostéotomies maxillo-faciales ou les autogreffes osseuses avec prélèvement extra-oral ou prélèvement intra-oral de volume important nécessitent l’utilisation d’un bloc opératoire. »
Le rapport complet est téléchargeable sur www.has-sante.fr |